Etaient présent·es : 45 chercheur·es et logisticien·nes du KTO, psycho, économie, BSI, agroécologie, géographie, sociologie, polytechnique, droit, architecture, histoire (entre autres).
Cette assemblée est organisée par la CGSP ER pour discuter des difficultés que rencontre la recherche sur fonds extérieurs à l’ULB et les risques en termes d’emploi qu’elles comportent (licenciement/non-renouvellement de contrats).
Ce fut l’occasion de faire quelques rappels sur l’actualité à l’ULB :
- Notre manuel de survie pour les chercheur·es de l’ULB :https://cgsper.ulb.be/wp-content/uploads/2026/01/Manuel-de-survie-des-chercheuses-et-chercheurs-a-lULB-Janvier-2026-pour-impression.pdf
- Notre campagne sur le retour au travail : https://cgsper.ulb.be/appel-a-temoignages-retour-au-travail-apres-absence-de-longue-duree/
- Le Balai en lutte : https://balaienlutte.be/
Actualités de la recherche en Région bruxelloise
La présentation est réalisée par B. Wayens, logisticien de recherche attaché à réseau eBxl, membre du Conseil régional de la politique scientifique
Il n’y a pas eu de gouvernement bruxellois pendant ~1,5 ans. Durant cette période, fonctionnement budgétaire en douzièmes provisionnels (renouvellement des budgets mois par mois sans indexation). En conséquent, des nouveaux projets n’ont pas été lancés et on a financé des projets de moyen/long terme par petites périodes.
Un gouvernement bruxellois a été formé en février 2026. Il diminue les moyens financiers de certaines administrations dont administrations “redistributrices” de subsides telles que Innoviris, hub.brussels (impact sur les formations), Bruxelles Environnement et perspective.brussels. Une baisse de financements qui concerne avant tout l’ULB et la VUB
→ Pour Innoviris, ça ne permet pas de financer de nouveaux projets en 2026 (et incertitude pour 2027).
→ Effets sur projets structurels financés annuellement qui n’ont pas pu introduire demande de renouvellement en 2025, ni en 2026.
→ Pas ou peu de “commandes” (marché public) d’études par administration
= Une baisse des financements qui avait commencé en 2025 et qui s’accroît fortement en 2026 sans aucune certitude pour 2027 car beaucoup de changements liés à la réorganisation de l’administration bruxelloise. Cette baisse concerne avant tout l’ULB et la VUB.
+Peu de possibilités de réemploi dans admin bruxelloises pour ancien·nes chercheur·es de l’ULB
Échanges avec l’assemblée
Les personnes présentes ont pu relayer les difficultés actuelles rencontrées dans leur service/labo/discipline. Voici quelques éléments :
- l’emploi au KTO est fortement menacé où 80 % des personnes sont sur fonds extérieurs
- l’emploi dans des laboratoires dépendant des financements bruxellois est menacé
- beaucoup de disciplines (géographie, psycho, agroécologie, polytech…) font appel aux financements Innoviris, notamment dans un contexte de compétitivité toujours plus forte pour obtenir des financements (FNRS, européens, etc.) ; la suspension de Innoviris réduit donc la possibilité de nouveaux financements ;
- la concurrence pour les études commanditées par les pouvoirs publics (admin, SPF, cabinets, etc.) est plus forte car les consultants ont baissé leurs coûts. Cela oblige à travailler pour moins cher avec des risques pour les conditions de travail.
De façon générale, l’AG constate l’affaiblissement du métier de « professionnel·les de la recherche » par la baisse des fonds extérieurs dans les universités et la réduction de postes de ce type hors de l’université. Des participant·es questionne également la responsabilité de certain·es acas à encourager de plus en plus de jeunes chercheur·es à s’engager dans des carrières précaires alors que la possibilité de stabilité est très réduite.
Actualités CGPFE
Le Comité pour la gestion du personnel sur fonds extérieurs (CGPFE) permet de soutenir ce personnel de différentes manières.




Revendications
L’assemblée adopte comme revendications suivantes :
- le maintien du financement du CGPFE en 2027 à la même hauteur que 2025-2026, potentiellement par une modification de la répartition de la dispense de versement du précompte en faveur du CGPFE
- l’utilisation des bonis de l’ULB pour soutenir les chercheur·es impacté·es
- une prise de position publique de l’ULB pour la recherche publique
- au niveau régional : remettre en route les mécanismes de financement
Actions
- La CGSP ER continue le travail dans les instances de concertation et négociation pour pérenniser le mécanisme du CGPFE. Ce travail devra être soutenu par des actions qui seront discutées dans des prochaines assemblées.
- L’assemblée souligne l’importance du combat culturel à mener pour défendre la recherche, dans un contexte où elle est attaquée d’un point de vue financier (diminution des budgets ou réorientation uniquement vers de la recherche appliquée) et dans les discours de certains partis (anti-intellectualisme).
→ Proposition de publiciser l’intérêt de la recherche pour la société. Une campagne affichage/réseaux sociaux pourrait être menée à la rentrée qui mette en avant les parcours/travaux de chercheur·es divers - L’assemblée rappelle la nécessité de faire collectif pour obtenir des victoires. Il est proposé de s’associer aux autres universités, aux étudiant·es (en particulier ceux et celles en sciences sociales) et de participer au mouvement social contre l’Arizona.
