Rassemblement devant la commission de recours en solidarité avec l’étudiant poursuivi injustement
Lundi 3 novembre – 15h45
Attention changement de lieux : Devant le bâtiment B
À la suite de l’occupation en soutien au peuple palestinien, un étudiant de l’ULB est aujourd’hui pris pour cible dans une procédure injuste et infondée. Nous refusons cet acharnement de la rectrice et l’instrumentalisation de l’antisémitisme et nous appelons à nous rassembler le 3 novembre pour exprimer notre solidarité face à cette répression du mouvement de solidarité avec la Palestine.
S’inscrivant dans un large mouvement international d’occupation d’université, des étudiant·xes de l’ULB ont décidé en mai 2024 d’occuper un bâtiment sur le campus du Solbosch dans le but de dénoncer les crimes d’Israël à l’égard du peuple palestinien, ainsi que la colonisation et le génocide en cours en Palestine.
La première journée d’occupation, le 7 mai, a été particulièrement tendue en raison de plusieurs actions menées à l’encontre du mouvement étudiant. Le matin, des personnes hostiles à l’initiative sont entrées dans le bâtiment pour provoquer et filmer les personnes à l’intérieur du bâtiment, malgré l’interdiction décidée par l’assemblée générale de l’occupation. Ces dernières sont parvenues à gérer la situation sans user de la violence, et ont dénoncé les propos misogynes et islamophobes tenus par les personnes hostiles.
En fin de journée, les participant·xes à l’occupation ont dû gérer de nouvelles provocations émises par un groupe de quelques personnes, dont certaines portaient des drapeaux israéliens, venues au contact des occupant·xes. L’attitude générale des occupant·xes a été de chercher à faire descendre les tensions. En effet, de nombreuses personnes présentes sur place, notamment palestiniennes, se sont senties agressées par la provocation et la manifestation de soutien à la politique israélienne. Ceci doit être situé dans le cadre du génocide en cours depuis près de 8 mois.
C’est en parallèle de cet événement que s’est déroulée une altercation entre un étudiant de l’occupation qui a voulu s’interposer face à un étudiant hostile au mouvement, qui filmait la réaction des occupant·xes faces à la scène de provocation. Cette altercation donnera lieu, bien plus tard, à une accusation de « coups et blessures avec motivation antisémite », ainsi qu’à une procédure disciplinaire. L’étudiant aujourd’hui visé par cette accusation a eu, sur le moment, une réaction défensive face à une provocation symboliquement violente.
A la suite de ces faits et à l’initiative des autorités de l’ULB, une commission de discipline a été convoquée pour statuer sur ces faits et une éventuelle sanction à l’égard de l’étudiant. La commission qui a instruit le dossier au printemps et à l’été 2025 a reconnu l’altercation mais le caractère antisémite n’a par contre pas été retenu.
Nous avons été stupéfait·xes d’apprendre que la rectrice avait fait appel de la décision rendue par la commission de discipline. Cela aura pour conséquence de rejouer et prolonger la procédure devant le bureau du conseil académique (CoA) de l’ULB. Il est important de souligner dans quelle position se trouve l’étudiant, notamment la manière dont cette procédure met en péril la poursuite sereine de ses études.
La matérialité des faits concernant les insultes antisémites n’a pas pu être démontrée par le travail de la commission de discipline, mais la rectrice soutient dans son recours que l’altercation est «nécessairement» antisémite parce qu’il s’agit d’un membre d’une organisation juive. Par ce fait, elle omet le contexte de provocation qui a précédé et, par ailleurs, assimile ce qui peut relever de l’opposition à la politique de l’Etat israélien à de l’antisémitisme.
Dans un contexte d’attaques répétées à l’encontre des personnes qui contestent les discours des autorités, en particulier lorsqu’il s’agit de dénoncer le génocide en Palestine, nous ne comprenons pas la démarche de la rectrice qui semble s’acharner sans considération aucune pour l’étudiant ciblé et l’examen des faits. L’Université ne cherche-t-elle pas à faire un exemple de cet étudiant, pour le compte de l’activité collective du mouvement étudiant, là où elle est censée assumer la préparation de son avenir ?
Nous vous invitons donc à nous rassembler le 3 novembre date du bureau du COA, pour témoigner notre soutien à l’étudiant et notre incompréhension vis-à-vis du recours introduit par la rectrice. Rendez-vous à 15h45 devant la Maison des Sciences Humaines (1 av. Antoine Depage).
Stop à l’instrumentalisation de l’antisémitisme !
Solidarité avec l’étudiant injustement attaqué !
Stop à la répression du soutien au peuple palestinien !
Signataires: University Worker for Palestine, Cercle du Libre Examen, Union Syndicale Etudiante, Université Populaire de Bruxelles, Comité BDS ULB, ULB Palestine
