Politique du genre

Un rapport sur l’état de l’égalité des genres a été élaboré par l’ULB en 2014. Les constats sont connus, mais ils valent la peine d’être rappelés : la présence des femmes diminue avec la montée dans la hiérarchie. A la fin de l’année académique 2011-2012, 57% de femmes et 43% d’hommes ont été diplômés à l’ULB. Le rapport s’inverse au niveau du doctorat : 45 % de femmes et 55 % d’hommes. Au 1er février 2012, la répartition du personnel enseignant était de 29% de femmes et de 71% d’hommes. Pour ce qui concerne le personnel hors cadre, en équivalent temps plein, les femmes étaient 58 % et les hommes 42 %.

Il est intéressant de noter aussi que la perception des inégalités est différentes selon les genres. Ainsi les hommes estiment davantaque que les femmes que l’égalité des genres est réalisée. Dans la mesure où ce sont surtout les hommes qui sont aux manettes de l’institution, cela indique que la question du genre ne sera pas spontanément abordée.

L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes doit être constamment recherchée, notamment en rendant systématique le remplacement des enseignantes en congé de maternité, par parallélisme avec les mesures de remplacement ou de prolongation des contrats appliquées au personnel scientifique. Par ailleurs, l’injonction faite aux doctorants et aux enseignants de réaliser de longs séjours à l’étranger doit être évaluée à l’aune de cet objectif d’égalité des chances.