Académiques

Les politiques néo-libérales appliquées aux universités et placées sous le signe de « l’excellence » ont pour effet l’évaluation à outrance et la précarisation des carrières. L’évaluation permanente des filières d’enseignement, des équipes de recherche, des projets et des individus nous entraîne chaque jour un peu plus dans une logique de marché, de court terme et de standardisation de l’activité scientifique. Sur la route de l’excellence et du classement dans les rankings, ce sont par ailleurs les carrières et les conditions de travail des universitaires qui sont reléguées au second rang !

Pour la CGSP, protéger l’enseignement et la recherche signifie protéger également ceux qui la font. Le respect la liberté académique va de pair avec une défense de la sécurité d’emploi et des statuts comme autant de garanties d’un enseignement libre et d’une recherche libre. Ceci permet à nos enseignants-chercheurs d’établir leurs projets de recherche avec les partenaires pertinents et d’en définir le rythme et le degré d’approfondissement en toute indépendance. Ceci leur donne également la liberté d’exprimer leurs opinions politiques et stratégiques sans en subir des conséquences professionnelles. Enfin, nous jugeons que les académiques doivent être libre d’investir leur temps dans les trois missions de l’université : enseignement, recherche et services à la communauté.

Nos revendications :

  • Evaluation: nous refusons la contractualisation de la charge du corps académique et la gestion par objectif. Nous nous opposons également à une procédure d’évaluation qui consisterait en un face-à-face entre les autorités de l’université (recteur et doyen) et les membres du corps académique qu’ils soient nouvellement engagés ou non.
  • Libérer du temps pour la recherche: prévoir un congé sabbatique tous les 7 ans pris en charge par l’Université (comme à l’UCL) ainsi qu’un mécanisme permettant aux membres du corps académique qui le désirent de regrouper leurs enseignements sur un quadrimestre afin de disposer de périodes dédiées exclusivement à la recherche.
  • Plus de nominations à titre définitif et à temps plein.
  • Pour les académiques à temps partiel, maintenir le principe de la nomination à titre définitif, plutôt qu’une logique sans fin de renouvellement à titre temporaire qui a des effets significatifs sur les droits à la pension.
  • Obtenir un budget de fonctionnement récurrent pour tous les enseignants-chercheurs afin de leur permettre de mener à bien leur recherche en toute indépendance.
  • Le système actuel des promotions dans le corps académique est injuste, porteur de frustrations et lié à une définition restreinte de « l’excellence ». Les personnels devraient avoir droit à une promotion dès lors qu’ils ont effectivement accompli le travail pour lequel ils ont été engagés. Nous proposer donc d’accorder un poids plus important au critère de l’ancienneté pour les promotions jusqu’au grade de professeur, en particulier, lors des dix dernières années de la carrière qui ont une influence significative sur le niveau de la pension de retraite.
  • Réalisation d’une enquête sur le stress et le burn-out à l’ULB. Nous demandons que les syndicats soient représentés dans le comité de suivi de cette étude.
  • Le remplacement systématique des enseignantes en congé de maternité et des enseignant(e)s en  congé pour maladie de longue durée
  • Résoudre de manière systématique la situation des enseignants-chercheurs à temps partiel pour lesquels les cotisations auprès de l’ONSS n’ont pas été versées et qui en subissent les conséquences sur le plan de leur pension.
  • Promouvoir l’égalité des genres dans les procédures de recrutement et de promotion du corps académique.
  • Droit effectif pour tout employé de l’ULB d’avoir accès aux documents officiels du CA, CoA et même de la DS (délégation syndicale).