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Assemblée syndicale ce 22 octobre

Nous avons le plaisir de vous convier à l’AG de la CGSP ULB Enseignement & Recherche, le mardi 22 octobre prochain, de 12h15 à 14h, à la salle Baugniet, au rez-de-chaussée de l’Institut de Sociologie (44, avenue Jeanne 1050 Bruxelles).

Ordre du jour :

– la section CGSP E&R : bilans et leviers d’actions (à l’ULB et au FNRS)
– le chantier phare de la souffrance et du harcèlement au travail
– les élections sociales de mai 2020
– les points des affiliés

Nous terminerons les échanges et discussions autour d’un verre de l’amitié.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux !

Harcèlement à l’ULB: pas seulement les étudiant.e.s

Comme vous le savez, un scandale secoue notre université suite à des faits graves de harcèlement d’étudiant.e.s en dentisterie au sein de la Faculté de Médecine. Les articles de presse et les reportages, ainsi que les retours qui nous parviennent, mettent en évidence le fait que les autorités de l’ULB étaient bien au courant mais qu’elles ont jugé bon de ne rien faire. Il semblerait que seule une communication dans la presse mettant à mal la réputation et l’image de l’ULB a le pouvoir de faire bouger rapidement les choses. 

En tant qu’organisation syndicale, nous avons à traiter des cas toujours plus nombreux de harcèlement du personnel qui engendrent une souffrance au travail intolérable et ce malgré les procédures existantes. Solvay, Médecine, Sciences, Architecture… La liste n’est pas exhaustive. Les faits sont sérieux et parfois connus de longue date, tant par les départements ou facultés concernés qu’au niveau des autorités de l’ULB. Malheureusement, la gestion de ces problèmes nous apparaît dans de nombreux cas bien insuffisante, voire inexistante: 
délais insupportablement longs, mesures cosmétiques, communication déficiente, manque de soutien aux victimes. Nous devons déplorer que ce soit bien souvent le ou la harcelé.e qui quitte l’institution ou son service plutôt que le harceleur, tant l’épuisement est important et l’implication des autorités insuffisante. 

Depuis plusieurs mois, la CGSP Enseignement Recherche est impliquée dans la négociation de nouvelles procédures pour améliorer la situation du personnel. Le refus des autorités lors de la dernière délégation syndicale d’ouvrir la discussion sur un énième cas problématique nous met au pied du mur. Nous appelons aujourd’hui le Recteur et les autorités de l’ULB à prendre leurs responsabilités en répondant de manière forte et visible aux problèmes existants et en accélérant les négociations en cours. Il est temps que l’impunité de certains académiques disparaisse et que les victimes deviennent la priorité de notre institution dont les valeurs sont bafouées. 

Quel que soit votre statut, nous vous rappelons que nous sommes toujours à votre écoute et disponibles pour vous accompagner si vous désirez engager des actions pour mettre fin à des situations inacceptables de souffrance au travail. 

Une grève des femmes le 8 mars, aussi à l’ULB!

Ce 8 mars 2019, à l’occasion de la journée internationale pour les droits des femmes, le collectif 8 mars et plusieurs centrales syndicales appellent les femmes à se mettre en grève pour montrer que « quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête. » A l’ULB aussi, la CGSP enseignement-recherche et le groupe « chercheuses en grève » appellent les membres de la communauté universitaire à soutenir la grève pour dénoncer le sexisme toujours présent à l’université.

En effet, la situation des femmes chercheuses à l’université est loin d’être égale à celle de leurs homologues masculins: barrières liées à la maternité, plafond de verre, pression de la hiérarchie, harcèlement, compétitivité, précarité de l’emploi, invisibilisation, monopolisation masculine de la parole, surcharge de travail, discrimination, etc. pèsent sur leurs conditions de travail et leurs carrières. Elles sont pénalisées par les logiques néo-libérales et par les politiques dites « d’excellence », avec leurs exigences de productivité, de financement et de mobilité internationale. La présence des femmes au sein de l’université, leurs absences aussi, en témoignent: les femmes sont toujours minoritaires dans les métiers de la recherche et de l’enseignement universitaire alors qu’elles sont majoritaires parmi les étudiant.e.s.

Pour toutes ces raisons, nous invitons à se mettre en grève le 8 mars 2019 et à rejoindre le rassemblement organisé devant les restaurants (solbosch) à 12h30.
Nous rejoindrons ensuite la gare centrale où une journée d’actions est organisée par le collectif 8 mars et d’où partira la manifestation nationale à 17h.

Les chercheuses et les enseignantes sont invitées à se déclarer en grève sur cette plateforme:
https://framaforms.org/declaration-de-greve-ulb-1551022515
Les noms ne seront pas transmis aux autorités mais permettent d’estimer et de communiquer sur l’ampleur de la grève.

Nous vous invitons également à rendre visible cette grève de différentes manières:

  • renforcer le piquet par votre présence entre 9h et 12h en haut de l’avenue Héger;
  • prévoir une réponse automatique « out of office car en grève » sur son adresse mail;
  • mettre une affiche « absente car en grève » sur son bureau (une affiche à imprimer se trouve ici: https://drive.google.com/file/d/1mZmYmcVbv7YOswvmVRPQG_6_En5xEeX8/view?usp=sharing);
  • lever les cours et travaux pratiques. Si ce n’est pas possible, ne pénalisez pas les éventuelles absentes ce jour-là.

Grève nationale le 13 février… à l’université aussi !

La CGSP, la CNE et la CGSLB de l’ULB invitent toutes les catégories de personnel à soutenir la grève nationale du 13 février: personnel ATGS, enseignants, chercheurs, travailleurs du nettoyage, nous sommes tous.tes concerné.e.s!

Cette grève s’impose aujourd’hui en raison du blocage des négociations salariales, enfermées dans le carcan de la loi « de sauvegarde de la compétitivité ». Les fédérations patronales et leurs alliés au gouvernement ne concèdent que des miettes aux travailleurs (0,8% d’augmentation tout au plus) et s’obstinent à réclamer une fiscalité favorable aux entreprises sans contrepartie, des baisses structurelles de cotisations sociales sans contrepartie, et une réduction des dépenses de la sécurité sociale, qui se traduit immanquablement par une diminution de la couverture santé, une dégressivité encore plus poussée des allocations de chômage et le détricotage des systèmes de pension qui impacte aussi tous les personnels de l’université.  

Quelle que soit la couleur des « gilets », les organisations syndicales maintiennent le cap d’un « social shift » en contestant les politiques de rigueur salariale, l’injustice sociale et le mépris de la concertation sociale auxquels sont confrontés, avec une acuité toute particulière depuis la crise financière, l’ensemble des travailleurs tant du secteur public que du secteur privé. 

Les organisations syndicales de l’ULB s’associent aux revendications du front commun syndical pour une revalorisation des salaires, y compris dans le secteur de l’enseignement où s’engage également la négociation, et marquent leur solidarité avec les plus précaires en réclamant le relèvement des minima sociaux (allocations sociales, pensions, barèmes minima). 

Ce n’est qu’en établissant aujourd’hui un rapport de force favorable au monde du travail que nous pourrons demain défendre les intérêts propres aux personnels de l’université. 

Nous vous donnons rendez-vous le mercredi 13 février, dès 7 heures, aux entrées du campus du Solbosch.